Tout comme on me dit « je ne suis pas assez souple pour faire du yoga », j’entends régulièrement « méditer ce n’est pas pour moi, il m’est impossible de ne penser à rien ».
Mais la méditation, c’est n’est pas un effort pour faire le vide, ni une lutte contre les pensées. Empêcher son esprit de penser, c’est comme empêcher sa bouche de produire de la salive.. (essayez ne serait-ce que 5 minutes, c’est drôle).
Ce n’est pas non plus une posture parfaite ou un moment réservé aux sages. On peut d’ailleurs méditer régulièrement et ne pas être si sage que ça..
La méditation, ça n’est pas fuir le monde, et encore moins s’élever au-dessus de lui, c’est juste un retour à la simplicité, un espace où l’on ne cherche rien… et où, parfois, on trouve tout.
Méditer, c’est comme s’asseoir au cœur de soi, comme on s’assoit au bord du lagon : on ne cherche pas à dompter les vagues, on se contente simplement de les regarder danser. C’est aussi écouter le souffle, les battements du cœur, les silences. C’est accueillir ce qui est — sans vouloir le changer ni le retenir.

Trouver la méditation qui vous correspond
Tout comme il existe moults types de yoga, il existe une multitude de pratiques méditatives, chacune avec sa couleur et son intention.
La plus connue est la méditation de pleine conscience, qui consiste à observer ce qui se passe en soi — sensations, pensées, émotions — sans jugement et sans chercher à contrôler quoi que ce soit. On trouve aussi la méditation guidée, idéale pour les débutants, où une voix accompagne pas à pas le voyage intérieur. La méditation sur le souffle est l’une des plus simples : on se concentre sur l’inspiration et l’expiration, ce qui apaise naturellement le mental. Certaines traditions utilisent des mantras, des sons répétés mentalement pour stabiliser l’attention. D’autres encore privilégient la méditation en mouvement, comme la marche consciente, pour ceux qui ont du mal à rester immobiles.
Dans tous les cas, chaque forme de méditation offre une porte d’entrée différente vers la présence et l’apaisement.
Comme pour le yoga, il n’y a pas de “bonne” ou de “mauvaise” méditation, seulement celle qui vous convient dans l’instant. L’essentiel est de pratiquer avec curiosité, douceur et bienveillance, sans chercher à atteindre un état particulier. La méditation n’est pas un exercice de réussite, mais un espace où l’on apprend à se rencontrer soi-même. En explorant les différentes formes, chacun peut trouver la pratique qui l’aide à se recentrer, à relâcher la pression et à cultiver une présence plus stable dans son quotidien. Et puis, l’esprit est comme le corps ; parfois il n’a simplement pas envie et alors certains jours vous aurez besoin d’être guidé alors que d’autres fois, vous serez complètement autonomes.

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