Le nerf vague : un géant du système nerveux

Le nerf vague — qu’on appelle parfois le nerf pneumogastrique — est l’un des nerfs les plus fascinants du corps humain. Longtemps méconnu, il est aujourd’hui au cœur de nombreuses recherches, car il joue un rôle majeur dans la gestion du stress, la digestion, la respiration et l’équilibre émotionnel.

Son nom vient du latin vagus, qui signifie “errant”, car il se déploie dans tout le corps, c’est le nerf crânien le plus long du système nerveux parasympathique. Il part du tronc cérébral, descend dans le cou, traverse la cage thoracique et innerve le cœur, les poumons, l’estomac, les intestins et une grande partie des organes digestifs ! Bref, c’est une véritable autoroute de communication entre le cerveau et le corps.

Il est la pièce maîtresse du système nerveux parasympathique, celui du repos, de la récupération et de la digestion car il agit comme un frein naturel face au stress (il ralentit le rythme cardiaque, apaise la respiration, favorise la digestion et stabilise la production de cortisol.)

A contrario, un nerf vague “hypo‑tonique” ou peu stimulé peut entraîner divers troubles dont on pourrait se passer : anxiété, agitation, stress chronique, troubles du sommeil et troubles digestifs.. C’est ce qu’on appelle un faible tonus vagal.

Un bon tonus vagal est associé à une meilleure gestion du stress, une digestion fluide, un sommeil plus profond, une humeur plus stable et une meilleure immunité

La bonne nouvelle, c’est que le tonus vagal se travaille et le yoga est l’un des outils les plus efficaces pour cela.

©atte gronlund
©atte gronlund

Les pratiques de yoga activent directement le système parasympathique et donc le nerf vague. La respiration lente, profonde et régulière est une méthode des plus puissantes parce qu’elle stimule le nerf vague et relance le système parasympathique.

Dans les techniques les plus efficaces : la respiration abdominale, la cohérence cardiaque, samavrtti, visamavrtti, nadi shodana, ujjayi pranayama car elles ralentissent le rythme cardiaque et envoient au cerveau un signal de sécurité.

Du côté postural, on va aller dans les asanas qui ouvrent la cage thoracique, relâchent le ventre ou stimulent le nerf vague via le diaphragme : torsions douces, flexions avant, postures restauratives et étirements du cou et du haut du dos.

Evidemment, la relaxation, le yoga nidra et la méditation activent efficacement le système parasympathique et permettent au nerf vague de “reprendre la main” après une journée stressante.

En conclusion,

Le nerf vague est un pilier de la santé physique, émotionnelle et mentale.
Il régule le stress, la digestion, la respiration, le rythme cardiaque et l’équilibre intérieur.

Le yoga — par la respiration, les postures, la relaxation — est l’un des moyens les plus efficaces pour stimuler son bon fonctionnement et renforcer notre capacité naturelle à retrouver le calme.


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